19 nov. 2009
C'est à cause de Twilight
C'est à deux doigts de m'arracher les cheveux dans un bus à Genève en rentrant des cours que je me suis souvenue que j'avais, jadis, écrit un article ici même sur le plaisir des transports publics et la joie éternelle qu'ils me procuraient (ou pas) chaque fois que j'y mettais les pieds. Alors je me suis rappelée un de ces jours qu'effectivement, j'avais un blog , qu'effectivement, il valait mieux en parler au passé vu l'état dans lequel il se trouve en ce moment et après mûre réflexion, qu'effectivement j'étais incapable de me rappeler à quel moment j'y avais posté mon dernier article, et cela pas à cause de ma mémoire défaillante...
Prendre le décision de continuer un blog même une fois rentré dans son coin coin quotidien bien helvétique, c'est facile à dire, mais un peu moins à mettre en pratique.
Mais je vais le faire maintenant, même si je doute que quiconque suive encore ce moribond blog. Pour le simple plaisir de moi-même, pour la simple raison que j'en ai marre de ce fichu voc de coréen et que j'ai encore une demi heure à glander à la bibliothèque maintenant que j'ai fini d'écrire mon article sur mixi.
Je continue donc de croire que les transports publics sont une conspiration cruelle qui vise à mettre les gens de muvaise humeur dès le matin et cela jusqu'à ce qu'ils puissent enfin soupirer après avoir claqué la porte de chez eux et se jeter sur un petit remontant.
Encore ce matin, j'aperçois en arrivant à la gare un train qui part à un timing inhabituel.
Oui, je connais les horaires de tous les trains de ma gare par coeur, je sais à quelle heure ils partent, je sais où ils vont, combien d'arrêts ils font. Je sais que quand je vois un train partir dans chaque sens, il est l'heure pile et qu'il ne me reste plus que 3 minutes pour attraper le mien. C'est d'ailleurs en principe à ce moment là que je me mets à courir.
Alors quand je vois partir un train direction Lausanne ce matin à 7h58 (Il n'y a aucun train à Renens à 7h58, faites moi confiance), je sais qu'il y a quelque chose qui cloche, il y a clairement du retard sur les lignes. Et je ne croyais pas si bien dire, parce qu'en arrivant sur le quai, mon train est affiché avec 20 petites minutes de retard.
A ce prix là, si Je monte donc dans le train précédent qui arrive après mon train habituel. S'il rattrape un peu le truc et que j'arrive à sauter dans un bus ou un tram directement à la gare de Genève, c'est dans la poche, j'arrive à moitié essoufflée pile à l'heure. Vu que je me suis levée, pas envie de rater les cours!
Arrivée à Genève, je vous le donne dans le mile, 35 minutes de retard, ne me reste plus qu'à prendre le train dans l'autre sens pour rentrer. Je sais, j'ai encore 2 heures de cours auquel je devrais aller, mais tout ça m'a gravement perturbée et j'ai du m'arrêter en plein au milieu d'un chapitre de Twilight, je meurs d'envie de savoir la suite et je dois me dépêcher de le finir vu que le film sort justement aujourd'hui.
Comme je suis pleine du remords de l'élève pas consciencieuse et que la crise de ma soeur à midi me persuade du fait que je n'ai absolument pas envie de rester chez moi, je fils à la bibliothèque comme une petite élève studieuse.
C'est vrai, j'ai commencé par étudier un peu, me remettre dans le bain de l'attestation que je dois rendre d'ici la fin du semestre, oui, celle que j'aurais dû rendre avant d'aller au Japon.
C'est à ce moment là que je me suis rappelée que j'avais un peu délaissé mes blogs. Ma conscience de blogueuse étant apparemment bien plus forte que ma conscience d'étudiante, priorité aux priorités.
Il me reste un petit quart d'heure...
Je sors Twilight?
Décidément, ce livre est délicieusement diabolique!
12 sept. 2009
生きてる
Tout comme moi, ce blog n'est pas mort et n'a pas dit son dernier mot!
Le retour de moi en terre suisse s'est effectué en ce dernier jour du mois d'août, voilà presque deux petites semaines. Il faut avouer que comme à l'ordinaire, l'aventure n'a pas été sans encombre et s'est révélée pénible, effrayante voire incertaine. En Ce 31 août, à 5 heure du matin il pleuvait des cordes après des semaines de beau temps, il a fallu que le typhon s'attaque à Tokyo juste ce jour là, ce que l'on peut évidemment interpréter comme un cri venant du ciel qui déplore, voire désapprouve mon départ.
Mon arcounet étant rangé dans un carton géant,on n'ose pas imaginer l'état de la chose si on le transporte pendant un petit quart d'heure sous la pluie, en même temps le faire rentrer dans un taxi relève probablement de la mission impossible, mais le chauffeur du taxi ne l'entend pas de cette oreille et se débrouille aussi bien que Tom Cruise pour enfiler la chose tant bien que mal par la fenêtre du véhicule.
En repensant encore nombre de fois comme on a bien fait d'envoyer la valise à l'aéroport quelques jours plus tôt alors qu'il est déjà difficile de manier l'arc qui ne tient pas debout dans le train qu'il faudrait penser à faire agrandir pour la sauvegarde du kyudo au Japon et le bagage à main dont la sangle a pété et qui se retrouve être un vrai bagage à main que je dois porter à bout de bras.
A l'aéroport, on embarque tout ce petit monde dans une chariotte et départ pour l'enregistrement. On est débarrassé chaleureusement de notre arc et arrivée au guichet, c'est le drame, la valise fait 2 kg de trop et mes bagages à main comptent 5kg de surpoids. Le choix est simple me dit la charmante hôtesse, ça fera 200 dollars ou il faudra jeter 5 kg d'affaires, les 2 kg de la valises m'étant chaleureusement offerts. Quelques larmes et 400 dollars pour mon arc plus tard, tout mon surpoids m'est offert et je peux embarquer sans encombres.
Le décollage en plein typhon restera un souvenir impérissable. Des turbulences comme on en avait encore jamais connues et qui ne cesseront qu'une fois arrivés dans le nord du Japon.
Fatiguée de la nuit blanche précédente, on dort un e bonne partie du vol. A tel point qu'on ouvre les yeux une fois en découvrant que la Japonaise qui était assise à côté s'est volatilisée pour faire place à un petit vieux.
L'arrivée à Zurich n'est pas de tout repos. Ayant passé par la case pipi à l'aéroport, on rate le petit train pour changer de terminal et on se fait donc diriger vers un petit bus par une suisse allemande aigrie qui confond visiblement parler fort pour se faire comprendre de la foule et hurler sur les gens. Vive la politesse suisse. Je veux rentrer à la maison, mais suis maintenant à près de 10 000 km de mon paisible chez moi. Mon passeport est ensuite accueilli dans la patrie par un adorable "DANKRRRE". Le suisse allemand, voilà bien une chose qui ne m'avait pas manqué!
A Genève je joue à bourriquet en devant traîner valise trop lourde, bagage à main à la main et arc géant sur l'épaule puisque les chariottes de l'aéroport sont payantes et que je n'ai sur moi comme tout argent suisse qu'une pièce de 5 centimes gentiment offerte le jour précédent par un ami Japonais n'ayant jamais mis les pieds à l'alpage qui pour une raison des plus obscures en possédait une.
Suite à quelques paroles de bienvenue dont un "J'ai faim" que je prendrai pour un accueil chaleureux nous voilà de retour dans la petite pièce sous le plafond, à Renens (soit au milieu de NULLE PART) en train de préparer les détails de mon prochain voyage chez moi.
Mes aventures et autres péripéties ne s'arrêtant évidemment pas là, ce blog continuera d'exister et de relater toute les heureuses et moins choses qui m'arrivent même dans ces contrées!
14 août 2009
Les fleurs de feeeeeu!
En japonais, les feux d'artifice se disent 花火 hanabi, ce qui signifie très joliment "fleur de feu". Ici pas besoin de raison particulière pour en réaliser. Les feux à faire soi-même sont en vente libre dans toutes sortes de magasins et on peut en faire tout l'été. Pour ce qui est des 花火大会 hanabi-taikai soit la grande fête de fleur de feu, il y en a presque tous les jours entre mi-juillet et fin août, j'avais d'ailleurs reçu en achetant mon yukata une liste avec toutes les dates, le nombres de personnes présentes l'année précédente et le nombre de fleurs tirées dans la soirée, les chiffres sont évidemment plutôt impressionnants.

LA LISTE, avec le mien en orange
Au club de kyudo, il est de coutume que l'on aille voir un feu d'artifice ensemble une fois le camp terminé. On s'est donc décidés pour celui de la baie de Tokyo le 8 août (en même temps que les fêtes de Genève ^^). Pour celui-ci, on comptait 700000 personnes l'année passée et il est prévu que l'on tire 12000 feux, soit une heure trente de feux non stop. On imagine bien qu'avec quelques 700000 personnes, il faut aller un peu à l'avance réserver sa place. Pour ça on a pu compter sur les mecs de première année dont la tâche est d'aller poser des bâches par terre un jour avant et de dormir sur place histoire que les filles arrivent le lendemain comme des VIP et passent devant tout le monde jusqu'aux premières loges.

La bâche et une bande de mecs un peu beaucoup fatigués
Du coup, effectivement, on avait la meilleure place juste en face de l'endroit d'où sont tirés les feux, vue sur Odaiba et avec personne devant nous.
Malheureusement mon appareil photo même en mode "feux d'artifice" n'aime absolument pas les fonds sombres avec des lumières et il est tellement lent que j'ai juste réussi à prendre quelques traînées lumineuses...
En soit, les feux n'étaient pas particulièrement impressionnants, mais c'était le nombre qui explosait en même temps qui était assez énorme et la durée aussi, presque un peu long. C'était un feu d'artifice soit disant "à la chinoise" donc beaucoup de gros ronds rouges qui font un gros bruit de pétard. Notons que ceux en forme de poisson étaient aussi pas mal! Les feux se reflétaient dans une série de buildings de l'autre côté de la rive, on aurait dit qu'ils brûlaient, c'était magnifique.
J'avais resorti mon sublime yukata que je suis heureuse d'avoir réussi à porter 2 fois et encore plus fière d'avoir réussi à le mettre moi-même et infiniment reconnaissante de l'aide que m'a donné Lara pour le obi (la grosse ceinture qui empêche de respirer) dont le noeud est plutôt compliqué à réalisé. Vu que je devais aller à 16h aux feux et que j'avais promis d'emmener Lara à Harajuku avant, j'ai donc du mettre mon yukata à l'avance. Je vous explique pas l'horreur quand une cliente d'un magasin de Harajuku vient me dire que je l'ai mis A L'ENVERS, soit le côté droit sur le gauche, soit la façon dont on habille les morts. Il a donc fallud de toute urgence le remettre à l'endroit dans les toilettes de Kiddyland, donc refaire le obi. Merci à Lara pour sa patience et à la sympathique Japonaise qui nous a aidées pour les finitions!
13 août 2009
Kyudo (ENCOOOOOOORE!?)
Ouuuuh laaaaaa, ça fait tellement longtemps que j'ai plus rien écrit dans le coin que je me rappelle même plus par où commencer.
Pour changer un peu, parlons kyudo!
Du 3 au 6 août, c'était le camp d'été du cercle de kyudo dans les montagnes perdues de la préfecture de Nagano, soit à quelques 5 heures de bus de Toyko. Les deuxième années avaient prévu de quoi nous occuper pendant les longues heures de trajet avec un petit questionnaire à remplir avec des questions du style "Les 3 mecs les plus musclés du club", "Qui est S/M" et autres "Si je suis un mec, quel fille j'aurais envie d'avoir comme maid"(notons que c'est un mec qui est arrivé premier), les résultats étant annoncés pendant la première soirée.
Arrivés sur place avec un peu de retard, juste le temps de sauter dans nos hakama avant un peu d'entraînement. En 4 jours, j'ai réussi à toucher 2 fois la cible et autant de fois la celle de mon voisin! En fait, je m'évertuais un peu trop à tirer un arc trop léger pour moi, du coup, pas assez de résistance et la flèche part de côté! Eh ouais, Heidi élevée au bon lait de l'alpage, c'est pas aussi fragile que les petit(e)s Japonais(e)s. J'aurais juste préféré qu'on m'explique ça avant hier... Du coup, effectivement, pas de résultats bien fameux, même (surtout) pendant la compétition le dernier jour.
Les soirées étaient plutôt bien animée, sauf le 2ème soir où j'ai été victime d'un gros coup de déprime quand tous mes compagnons de boisson habituels sont allés se coucher à à peine minuit. Ce soir là, entre le barbecue sur la place devant l'hôtel et la petite soirée, on est allés faire des feux d'artifice dans un terrain vague voisin. Toutes les filles et certains mecs aussi avaient apportés leur yukata. J'en avais acheté un juste avant le camp exprès pour cette soirée là!
Le 3ème jour, c'est la compétition des "expérimentés" qu'on a du regarder depuis dehors le dojo étant trop petit. Pendant 3 heures en plein soleil sous 35 degrés, c'était quand même vachement long! Mais ça reste super beau et impressionnant à voir!
Le cercle de kyudo de Waseda est complètement autogéré par les étudiants. Le 3ème soir, les étudiants de 3ème années qui gèrent le club passent le flambeau aux 2ème années. Pour cela, la coutume veut qu'ils soient déguisés. Les filles portaient donc leur uniforme scolaire et les mecs...
doivent se déguiser en fille! Ce qui leur va tellement bien que cen 'est presque effrayant...
Le dernier jour, c'est donc la compétition des petits débutant où pas une seule personne n'a réussi à toucher la cible! Et que mon tour s'est terminé par un tir particulièrement aérien qui de peu passait par dessus les toit du bâtiment des cibles (que voici)! Oui, cela me paraît évident, mais ça ne l'est en fait pas forcément, le kyudo se pratique en plein air! Dans les centres sportifs, les dojo de kyudo sont en principe au dernier étage et la partie entre les tireurs et les cibles est à ciel ouvert.
On a bien bu et bien mangé avant de rentrer dans un bus particulièrement animé.
Et je ne résiste pas pour finir par vous montrer ce sympathique panneau trouvé dans les toilettes de l'aire de repos pendant une pause pipi lors de l'allé.
Il se trouve que les toilettes japonaises (je prendrai une photo prochainement) sont en fait juste un trou par terre un peu comme des toilettes turques, mais en version plus hygiénique (ou alors c'est l'utilisation que les Japonais en font qui est plus propre...). Donc il est précisé que les toilettes de style occidentales s'utilisent dans l'autre sens et qu'il faut s'y asseoir!
Bref, 4 jours de fatigue, de bons souvenirs et de très peu de sommeil!
Une fois revenus dans la civilisation, quand peu à peu les buildings remplacent les arbres, un des 1ère année du club vient vers moi en me disant qu'il rentre chez ses parents à Osaka pour les vacances et qu'on ne se reverra plus. Il me serre la main en me disant juste "Merci", j'ai failli éclater en sanglots.
27 juil. 2009
Le pays des merveilles n'est pas facile à trouver
Perdues au coeur de la forêt de buildings de Shinjuku, difficile de trouver l'entrée du pays des merveilles entres tous les panneaux lumineux qui embrouillent plus qu'ils n'aident à se repérer. Le temps presse. En retard, en retard! üas de lapin pour nous montrer le chemin quand on se retrouve plantées devant une porte de cave au deuxième sous sol, c'est pourtant là que devait se trouver l'entrée d'après l'affiche à l'extérieur. Le bouton de porte endormi n'est visiblement pas décidé à se réveiller. Serait-ce le rire moqueur du chat de Cheshire? La petite voix qui nous chuchote quîl fallait prendre l'ascenseur sur le côté du bâtiment et non l'escalier de l'entrée principale...
Cette fois le décor indique clairement que nous sommes au bon endroit. Quelqu'un sort du mur pour nous accueillir à la réception, encore une entrée bien cachée.
Une serveuse en robe d'Alice bien trop courte prend nos commandes, ce sera un "Alice perdue dans la forêt du pays des merveilles" ou encore un "Soldat de carte de la partie de croquet".
Un joyeux non anniversaire! A qui? A moi? A VOUS!!
Eh oui, à nous, nous sommes visiblement les seules ici à avoir saisi le concept de non-anniversaire vu le nombre de fois où retentissent des "Happy Birthday To You" dans tous les coins de la salle...
C'est le pays des merveilles du palais et des yeux, les plats sont aussi appétissants que bons et ne révèlent pas trop d'effets secondaires de type rétrécissement excessif.
Après avoir coupé la tête de notre porte-monnaie, le brusque retour à la réalité s'effectue lorsque les portes de l'ascenseur à la moquette grise terne et à moitié décollée s'ouvrent.
26 juil. 2009
ENFIN
Dernier entraînement de kyudo avant le camp début août, ça y est, enfin face aux cibles! Un premier coup qui part loin en dessous de la cible! Vu que je tire avec un l'arc le plus léger, il faut vraiment bien être positionnée et bien viser pour atteindre la cible parce que la flèche ne va pas très vite.
Deuxième coup...
TOUCHE!!
Grand silence dans le dojo et la foule en délire applaudit l'exploit!
En tout j'ai touché 2 fois la cible pendant l'entraînement. Oui, ça paraît super nul, mais en fait, c'est plutôt pas mal pour une première fois!
La soirée après l'entraînement était bien sympathique, ça faisait un mois que j'y étais pas retournée à cause des examens!
Une petite photo souvenir
Vivement le camp, là ça va vraiment être de la folie! Je vais d'ailleurs probablement aller m'acheter un yukata cette semaine histoire de pouvoir le porter pour les feux d'artifices!19 juil. 2009
Un peu de culture
Ou pas...
En plein dans mon travail à rendre d'ici deux semaines à l'université sur "Les deux héroïnes de NANA en tant que couple et l'image de Nana Osaki en tant que personnage masculin" ou quelque chose comme ça (oui, je m'amuse beaucoup!), j'ai fait l'achat de quelques livres aujourd'hui qui pourront peut-être me servir. Ou pas.
Les voilà:
...
Oui, on met de jolies petites couvertures en papier sur les bouquins qu'on achète histoire de pouvoir lire tranquillement des bouquins porno dans le metro sans que tous les voisins le remarquent. Sauf que quand c'est des manga, ça marche pas.
J'ai acheté
- Le tome 21 de NANA
- Un livre s'intutulant "Les secrets de NANA", une petite analyse des clés du succès de NANA
- "Comment surmonter ses déceptions amoureuses graâce à NANA" qui est de toute évidence d'un grand intérêt littéraire et me permettra à coup sûr de faire de grands pas dans ma vie personnelle.
- Un bouquin absolument hors sujet qui se trouve être PILE POIL le thème ce que je recherchais, "L'ère visual kei", qui analyse le style visual kei et son impact dans une perspective études genres.
- Et je vais retourner à la librairie demain car j'ai finalement oublié d'acheter "Devenir trop fort en kyudo", un livre fort bien fait sur les petits détails qui font toute la différence pour essayer de tirer un minimum correctement.
En parlant de kyudo, j'ai aujourd'hui été (ENFIN) autorisée à tirer sur une cvraie ible. Sauf que j'avais déjà fait 2 heures d'entraînement avant et comme on est en période d'examen, on était trèe peu nombreux, donc je me suis retrouvée TOUTE SEULE sur ma cible en bambou à tirer tout le long alors que d'habitude on est plus d'une dizaine par cible ce qui fait pas mal de temps de pose!
Crevée, j'ai le poignet qui tremblait tellement que j'ai finalement été incapable de tirer! Ce n'est que partir remise. Je vais enfin me servir de mes belles flèches violettes la semaines prochaine!
15 juil. 2009
Le paquet maléfique
Et un nouveau paquet rempli à ras-bord de CD de visual, de magazines de visual et de fringues qu'il est devenu impossible de porter par des chaleurs pareilles, le tout pour près de 8kg. La poste se situant fort fort loin, difficile de se décidé à apporter l'objet qui finit par traîner pendant des jours (semaines?) dans notre miniscule chambre. Slors hier, pleine de courage, je franchis la grille metallique paquet en main direction la poste. Tout se passe plutôt bien jusqu'à ce qu'on tente de traverser la route, le moment précis que choisit un cycliste pour débouler à plein gaz. Je m'arrête, mais le paquet lui continue m'entraînant dans sa chute.
La cheville tremblante, on se relève et presque arrivée à destination décide de quand même aller jusqu'au bout malgré la douleur inhumaine. Alors que je paie une somme affolante, je vois soudain tout noir, impossible même de voir combien d'argent on me rend ni même d'arriver à viser pour le mettre dans porte monnaie, je l'enfile dans mon sac comme je peux en me préparant déjà à dire "Je me sens pas bien, un verre d'eau s'il vous plaît" ou "Il faut que je m'asseille" voire "Je suis en train de mourir", décidément, les chocs entre les 32C extérieurs et les 15C intérieurs sont insupportables, maudite clim! OK, quand on a encore rien mangé de la matinée, ça arrange rien! On finit quand même par sortir sans encombre et ça va tout de suite mieux!
On court, ah non pardon, on boîte jusqu'au le café le plus proche boire un bon jus de fruit et manger une barre de chocolat avant de retrouver la force de se traîner chez soi. Paniquée, fatiguée, on reprend un peu ses esprits avant de se diriger vers son sauveur allemand, "Dis, t'as quelque chose de prévu cet après-midi? Si jamais, j'ai de quoi occuper ton 14 juillet! Tu voudrais pas (ENCORE) m'accompagner à l'hôpital?" MERCIIIIII!!!
On saute (ou pas) dans un taxi et paie une fortune pour aller au plus grand hôpital qu'on connaît pour arriver à la réception où bien évidemment on nous dit qu'on ne traîte pas ce genre de cas. La réceptionniste essayait décidément de se débarrasser de nous le plus vite possible, mais à force de persévérance allemande, on a finit par avoir un rendez-vous dans une clinique orthopédique à Shinjuku. Cette fois on se décide pour le metro, déjà ruinées du taxi, le trajet s'avère évidemment une terrible aventure pendant laquelle on ne peut que compatir au sort des pauvres handicapés qui doivent prendre le train à Tokyo!
La clinique Ikeda se trouve évidemment à la sortie Sud de la gare, soit l'autre bout de la gare de Shinjuku qui est une ville à elle toute seule. En Suisse, jamais je ne mettrais les pied dans une clinique se situant dans un bâtiment à l'entrée aussi glauque entre un manga café et un magasin de jeux vidéos bien douteux. Mais au Japon, on mélange un peu tout et surtout n'importe quoi dans le même immeuble!
Sur place, la très sympathique réceptionniste me fait de grands signes pour me signaler qu'elle a bien réceptionné mon rendez-vous. Tout se passe sans encoombres, le médecin parle même un anglais comme on en entend rarement dans ces contrées. On ressort peu de temps plus tard avec un bandage sur pied (qui a tellement grossi qu'on ditait qu'il y en a 2 en 1). Ne trouvant pas de charmant jeune homme pour nous porter jusqu'à la gare, on repart péniblement. Le trajet depuis la gare jusqu'à la maison est terriblement pénible!
Moi qui me disais "C'est clair, tu prends pas d'assurance, il t'arrive les pires malheurs et si tu la paies, il t'arrive rien et c'est de l'agent dans le vide." Ouais, tu parle, heureusement que je l'ai prise!
11 juil. 2009
En phase terminale
La vie (financière) d'une étudiante étrangère à Tokyo (du moins celle de ma petite personne) peut se résumer en 3 phases, moi-même me situant actuellement dans la dernière de celles-ci.
1. Youhou, on vient d'arriver à Tokyo, le Japon c'est merveilleux, y a tous pleins des trucs partout qu'on a jamais goûté, jamais vus, voire probablement jamais même (osé) imaginer. On débarque à peine, les poches encore pleines de l'argent récolté durant de longues nuits d'été chez Pathé, on trouve encore que 150 yen pour un trajet de 3 minutes, c'est quasiment cadeau, on vadrouille de par Tokyo, on passe toutes les semaines (en tous cas) à Harajuku et autres pays de tentation extrême, de toute façon, on trouve des t-shirt pour pas cher du tout et oui, je suis absolument certaines que ce petit carnet (comme j'en ai au moins déjà 15 chez moi) tout rose tout mignon est absolument nécessaire pour mes listes de courses. Alors on dépense sans compter, persuadé que son compte bancaire est comme le sac à main Mary Poppins.
2. Arrive la période de doutes, on voit gentiment les affaires (habits en particulier) s'entasser dans sa chambre minuscule, on a presque de la peine à fermer ses armoires du coup on perd beaucoup de temps à hésiter quelles fringues on va porter et à repasser celles qui traînent dans le tas perpetuel dans un coin de la chambre. Alors on réfléchit un minimum, on devient plus économe, on essaie de ne pas vivre au-dessus de ses moyens et ça marche, on limite même l'argent pour ses repas, on commence à se préparer des bento parce que ça coûte moins cher (même si on abandonne bien vite parce que ça prend trop de temps). C'est une période assez longue qui dure presque la moitié de l'année. Mais arrive le mois de juin...
3.Et là c'est le suicide financier à nouveau. Bientôt on ne sera plus à Tokyo, on ne trouvera certainement pas d'écouteur Bisounours en Suisse (j'ai déjà 3 paires d'écouteurs, et alors?)(Pas 3 paires avec des Bisounours, hein!). C'est évidemment à ce moment là qu'il faut renouveler l'abonnement de metro et payer son assurance, en plus c'est les soldes, on aimerait bien avoir un yukata à se mettre pour aller voir les feux d'artifice cet été, les piercing, c'est quand même bien moins cher que chez nous et si on veut pouvoir continuer à faire du kyudo dans sa bonne vieille patrie, il va bien falloir penser à acheter éventuellement un arc et des flèches mais on vient à peine de commencer, alors pas la moindre idée de savoir quel poids il faut choisir.
Alors qu'est-ce que j'achète en premier? Est-ce que j'achète vraiment ce truc? Est-ce que j'ai besoin de ça? Non je rigole, celle-là de question je me la pose pas, je connais très bien la réponse!
En plus on voit plus le temps passer, on a l'impression que ça vaut même plus la peine de faire certains trucs parce que c'est déjà la fin, on dort peu, on est fatiguée, on tombe malade à cause des clim à -12C dans le metro, bref un peu trop de choses qui tombent sur le moral d'un coup, petit sephashaar a un peu de la peine à gérer.
Toutes ces choses qui font qu'en plein milieu de la nuit je me mets à écrire un article sur mon blog parce qu'elles m'empêchent de dormir.
C'est toujours mieux qu'hier où j'ai été prise d'une subite crise de rangement à 3 heures du mat, mais ça a pas duré bien longtemps...
En plus j'ai plus la voix de Gackt alors je suis triste. Mais au moins moi j'ai pas besoin de mettre des lentilles de contact en couleur.
04 juil. 2009
Mésaventures capillaires, le retour BIS
Les derniers temps étaient quelques peu stressants. Entre l'examen de japonais auquel on préfère ne pas penser, le travail à rédiger en japonais pour lequel on a pas encore vraiment pensé à trouver un sujet et en pleine saison des pluies, les changements de températures n'a rien arrangé en nous filant de vilains maux de têtes.On finit par se disperser parce qu'on ne sait pas trop par où commencer et on se débrouille pour faire tout ce qui est absolument inutile pour le moment, histoire de ne pas trop penser au reste.
Alors pour se redonner du courage, rien de mieux qu'une nouvelle coupe de cheveux! Puisque Laetitia m'avait demandé de l'emmener chez le coiffeur durant son séjour au Japon, je profite de l'occasion!
On sait que jusque là tout ce qui a touché à notre chevelure s'est révélé souvent un désastre et surtout toujours une périlleuse aventure. Afin d'éviter trop de dégâts, on retourne au moins dans un salon de coiffure qu'on connaît. Ressorties ravies du résultat, on aurait pu se contenter de ça, mais non, il a fallu qu'on se soit lassée de la teinture Pamela Anderson et se soit décidée à redevenir brune, mais surtout à se teindre la tronche soi-même! Ben oui, ça coûte bien trop cher chez le coiffeur, on trouve des teintures pour 600 yen dans le commerce...
On se rend comme une grande chez Matsumoto Kiyoshi à la recherche de la couleur idéale et là, le flash; un très joli brun avec des "reflets platines" qui donnent des reflets roses mais très discrets. Adjugé!
Une fois rentrée, on se tartine donc le truc sur la tête, on attend, on se rince les cheveux et on se regarde dans le miroir.
...
Ah ouais, on aurait du y penser, évidemment que dans les colorations japonaises, il y a aussi du DECOLORANT. Même que j'ai acheté une teinture l'OREAL (ouais, je le vaux bien, je sais), j'ai vu après qu'il était précisé que la teinture est "adaptée à la chevelure des Japonais".
Alors moi qui suit déjà blonde, j'ai pris que les reflets!! Le résultat vire entre le gris et violet, mais surtout violet... On a hésité, osera-t'on vraiment assumer le truc, on y a cru, mais finalement, on est juste sortie de chez soi avec un chapeau sur le tête ... pour acheter une nouvelle teinture.
Prélude d'un mésaventures capillaires BIS
BIS?




























